Le Soler.
 

 

 SOMMAIRE. 

 

Le Soler.

Situation géographique.

Les voies de communication.

Le chemin de fer.

Hydrographie solérienne.

Les lieux présentement habités.

Les lieux anciennement habités.

Les centres névralgiques anciens.

 

 

Les lieux présentement habités.

A l'est de la ville rurale de Le Soler, se situe le hameau de Sainte Eugénie originellement communauté villageoise et domaine seigneurial flanqué d'un château dont une première mention, en 1244, en donne état.

Ce castell, -probablement une maison forte-, subit les outrages de l'inquisition, le 21 Octobre 1585.

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Le hameau de Sainte Eugénie.

Il existait toujours en 1643. A cette date, des travaux de restauration y étaient réalisés.

Plusieurs bourgeois honorés de Perpignan, Béranger Germa, Jean Vola, Pierre Bou, Guiot Aquet, Jean Maura..., et les familles nobiliaires, -Comtes, Barons... ou Chevaliers-, de Sainte Eugénie, de Pau, de Béarn et de Foix, tinrent ce domaine en fief.

Au Sud de la commune de Le Soler, se cachant dans un écrin de verdure, derrière des allées de platanes séculaires, domaine agricole, arboriculture et viticulture étant ses fiers fleurons, le promeneur découvre le Mas de l'Eule.

Son terroir empiète sur le territoire communal thurinois et englobe les lieux-dits cadastraux "las Sanyes" et son annexe "Copons" ou "Capons", le "Serrat d'en Pontic", "els Tamarius" et "els terrenys de l'Eula", des lieux-dits anciennement regroupés sous le toponyme "Taurinyà", sols filiaux de l'antédiluvienne "Salanque".

Originellement, en ces lieux, existait un fundus sordo-romain, la "Villa Taurinianum", cité en l'an 879, contemporain de la "Villa Campillano", sur le patrimoine domanial de Campellanes, et de la "Villa Moniano" ou "Palatio Monnoso", sur celui de Monyas.

Implanté au cœur de cette région marécageuse, sous domination romaine, ce domaine agricole était voué à l'élevage de taureaux et de bœufs, "taurus", ou d'animaux de combat, dans les cirques, pour les jeux et sacrifices en l'honneur des Dieux infernaux, "taurii".

Au XII° siècle, c'était un monastère de religieuses cisterciennes dépendant de l'abbaye de Poblet, en Catalogne.

Il est cité dès l'an 1176, le 3 Juin, dans le cadre de la vente au prieuré de Notre Dame de l'Eule, par Matfréda, son fils Guillaume Costal et sa femme Marie, et leurs filles Stéphanie, Marie et Dulcie, de leur alleu sis à Saint André, village de Saint Féliu d'Avall, lieu-dit "Ad Stainnol", pour 80 sols melgoriens.

L'église désaffectée est de cette époque. Elle comprend une abside semi-circulaire, voûtée d'un berceau brisé, qui n'a jamais été terminée.

Les religieuses quittèrent le monastère au XIV° siècle. En effet, le 24 Décembre 1362, vidimud du 20 Octobre 1375, permission fut donnée, par le Pape Urbain IV, aux religieuses de l'Eule de transférer leur monastère, -situé jusqu'alors dans un endroit solitaire et exposé aux incursions des brigands-, dans la ville de Perpignan  où le Roi Pierre IV d'Aragon leur avait donné licence d'acheter, à cet effet, des biens jusqu'à concurence de 1250 florins d'or et de concéder, en emphytéose, le lieu de leur ancienne maison à l'exception de l'église et du cimetière qui devaient être soustraits à tout usage profane.

Au XVI° siècle, des religieux du monastère de Santa Creus vinrent s'installer dans le prieuré.

Le 14 Avril 1794, Dom Alexis de Gros, prieur de l'abbaye de Valloire, du Diocèse d'Amiens, prit possession des lieux avec procuration, par lui donnée, à Dom Louis Xavier Pierron.

Le tableau géographique des lieux habités, sur la commune, ne serait pas complet si les tuileries désaffectées, à l'Est du village, à la "Colomine d'Oms",  et la ferreria, au quartier de la gare, -deux lieux-dits aujourd'hui englobés dans l'agglomération-, étaient omis.

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La Teuleria d'en Marty au lieu-dit La Colomina d'Oms.
La Maison d'habitation.

Dès le XVI° siècle, il existait, au Soler de mont, attesté par un document archive une tuilerie au lieu-dit "La Colomine del Senyor." Dans les séries notariées des Archives Départementales des Pyrénées Orientales, un acte précise, en 1658, que le "Seigneur d'Oms vend la tuilerie de-dit lieu" à un dénommé Montbrun.

Dans le cadre de recherches archéologiques, sur la commune, des vestiges d'une ancienne tuilerie dont il n'en reste que les ruines de la fosse du four, -appareillée en briques-, ont été recensées à la Colomina d'Oms.

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Le hameau de Sainte Eugénie.

Il paraît même, qu'à la fin du XVII° siècle, celle-ci aurait appartenu à un Hainaut, tuilier de nationalité belge, ses descendants acquérant, après la Révolution, le Mas de l'Eule et deux, d'entre eux, ayant été maire de Le Soler -Jean Hainaut 1830-1847 et 1848-1854; Jean-Denis Hainaut 1862-1870-.

Au XIX° siècle, un ancêtre de la famille Marty, l'actuel propriétaire du lieu, a construit, en bordure du chemin dit "Cami del Soler de Vall", une nouvelle tuilerie dont le four à demi ruiné et des rebus de cuisson en sont les seuls vestiges existants.

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Ruines du four de la Teuleria du XVI° siècle.

Le numéro 9 de l'actuelle rue Michel Carola, depuis quelques décennies transformé en maison d'habitation, était un moulin marteau, -aussi appelé moulin pilon-, qui resta en activité jusqu'aux approches de l'an 1850. Un forgeron le possédait en propre.

Ce moulin était implanté sur le lieu-dit "Els camps de la ferreria" où y existait, en 1812, un petit hameau regroupant 13 maisons et leurs dépendances.

Cette année là fut dressé un état des sections répertoriant les propriétaires de ces bâtisses. Ceux-ci se dénommaient: "Barricelli Honoré, Conmes Baptiste, Ségui Gaudérique, Bonafos Dominique, Taurinya Marie, Narac Sébastien, Fabre Thérèse, Caffort Alexandre, Olibé Dominique, Péronne Pierre, Conmes Jean-fils, Respau Sauveur et Brazillac Marie."

L'existence future de cet ancien moulin, suivant des rumeurs persistantes circulant dans l'agglomération de Le Soler, serait compromise. Il se dit qu'il aurait été acheté par la mairie et, -comme déjà bon nombre de maisons anciennes, toutes chargées d'Histoire et patrimoine culturel,  du centre ville, (d'autres vont suivre et subiront même funeste destinée),  ayant connu, rasées et transformées en parkings, une fin sans gloire-, qu'il serait voué, à plus ou moins brêve échéance, irrémédiablement, à la destruction.

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